Article · 10 septembre 2026
Baromètre DIAA 2026 : combien de cabinets comptables par département en France
En bref : au 2 novembre 2026, l'annuaire des entreprises recense 60 126 structures dont l'activité principale relève des activités comptables (code NAF 69.20Z) en France, soit 375 de plus qu'au 10 septembre. L'Île-de-France en concentre 20 875, soit 34,7 %. Paris compte 9 310 structures, la Lozère 45. Détail par département et par région, méthode et date d'extraction ci-dessous.
Pourquoi publier ces chiffres sur un site consacré à l'IA en cabinet ? Parce que la densité de cabinets dans un département dit quelque chose de la concurrence, du recrutement et de la pression sur les honoraires, trois raisons pour lesquelles un cabinet s'équipe. Les chiffres ci-dessous sont bruts, sourcés et réutilisables, à condition de citer la source.
Méthode et périmètre
Source : l'annuaire des entreprises, service public de l'administration française qui expose la base SIRENE par une interface de programmation ouverte (recherche-entreprises.api.gouv.fr). Pour chaque département, le baromètre relève le nombre de structures recensées dont l'activité principale est le code NAF 69.20Z, sans filtre sur l'état administratif : les unités cessées encore présentes dans la base sont incluses, ce qui mesure le tissu historique plutôt que les seuls cabinets en activité, activités comptables, qui regroupe les cabinets d'expertise comptable, les commissaires aux comptes et les sociétés de tenue de comptes. Extraction réalisée le 2 novembre 2026 (précédente extraction le 10 septembre 2026), un appel par département, 101 départements dont la Corse et l'outre-mer.
Trois limites à connaître avant de réutiliser ces chiffres. Le code NAF ne distingue pas les cabinets inscrits à l'Ordre des experts-comptables des autres activités comptables : le baromètre mesure le tissu des structures comptables, pas le nombre d'experts-comptables inscrits, que l'Ordre publie de son côté. Une structure présente dans plusieurs départements peut être rattachée à chacun d'eux. Enfin, la base SIRENE évolue chaque jour : la prochaine extraction, début décembre 2026, donnera l'évolution suivante.
Les dix départements les plus denses
Dix départements concentrent à eux seuls 27 412 structures, soit 45.6 % du total national. Paris pèse plus que les six régions les moins équipées réunies.
- Paris (75) : 9 310 structures
- Hauts-de-Seine (92) : 3 424 structures
- Bouches-du-Rhône (13) : 2 606 structures
- Rhône (69) : 2 405 structures
- Val-de-Marne (94) : 1 975 structures
- Yvelines (78) : 1 675 structures
- Alpes-Maritimes (06) : 1 548 structures
- Gironde (33) : 1 530 structures
- Nord (59) : 1 501 structures
- Haute-Garonne (31) : 1 438 structures
Les régions, de la plus à la moins équipée
La répartition régionale suit celle du tissu économique, avec une concentration francilienne plus marquée que pour la population.
- Île-de-France : 20 875 structures (34.7 %)
- Auvergne-Rhône-Alpes : 6 525 structures (10.9 %)
- Provence-Alpes-Côte d'Azur : 6 213 structures (10.3 %)
- Occitanie : 5 108 structures (8.5 %)
- Nouvelle-Aquitaine : 4 327 structures (7.2 %)
- Grand Est : 3 322 structures (5.5 %)
- Hauts-de-France : 3 023 structures (5.0 %)
- Pays de la Loire : 2 176 structures (3.6 %)
- Bretagne : 1 839 structures (3.1 %)
- Outre-mer : 1 802 structures (3.0 %)
- Bourgogne-Franche-Comté : 1 582 structures (2.6 %)
- Normandie : 1 573 structures (2.6 %)
- Centre-Val de Loire : 1 361 structures (2.3 %)
- Corse : 400 structures (0.7 %)
Île-de-France : 20 875 structures
Île-de-France : 20 875 structures, soit 34.7 % du total national, réparties comme suit.
- Paris (75) : 9 310
- Hauts-de-Seine (92) : 3 424
- Val-de-Marne (94) : 1 975
- Yvelines (78) : 1 675
- Seine-Saint-Denis (93) : 1 329
- Val-d'Oise (95) : 1 130
- Seine-et-Marne (77) : 1 062
- Essonne (91) : 970
Auvergne-Rhône-Alpes : 6 525 structures
Auvergne-Rhône-Alpes : 6 525 structures, soit 10.9 % du total national, réparties comme suit.
- Rhône (69) : 2 405
- Isère (38) : 908
- Haute-Savoie (74) : 654
- Loire (42) : 535
- Savoie (73) : 400
- Drôme (26) : 376
- Puy-de-Dôme (63) : 362
- Ain (01) : 353
- Ardèche (07) : 172
- Allier (03) : 171
- Haute-Loire (43) : 110
- Cantal (15) : 79
Provence-Alpes-Côte d'Azur : 6 213 structures
Provence-Alpes-Côte d'Azur : 6 213 structures, soit 10.3 % du total national, réparties comme suit.
- Bouches-du-Rhône (13) : 2 606
- Alpes-Maritimes (06) : 1 548
- Var (83) : 1 127
- Vaucluse (84) : 622
- Alpes-de-Haute-Provence (04) : 172
- Hautes-Alpes (05) : 138
Occitanie : 5 108 structures
Occitanie : 5 108 structures, soit 8.5 % du total national, réparties comme suit.
- Haute-Garonne (31) : 1 438
- Hérault (34) : 1 285
- Gard (30) : 681
- Pyrénées-Orientales (66) : 350
- Tarn (81) : 273
- Aude (11) : 229
- Aveyron (12) : 178
- Tarn-et-Garonne (82) : 158
- Hautes-Pyrénées (65) : 140
- Gers (32) : 131
- Lot (46) : 101
- Ariège (09) : 99
- Lozère (48) : 45
Nouvelle-Aquitaine : 4 327 structures
Nouvelle-Aquitaine : 4 327 structures, soit 7.2 % du total national, réparties comme suit.
- Gironde (33) : 1 530
- Pyrénées-Atlantiques (64) : 636
- Charente-Maritime (17) : 439
- Lot-et-Garonne (47) : 262
- Dordogne (24) : 242
- Vienne (86) : 227
- Haute-Vienne (87) : 223
- Landes (40) : 217
- Charente (16) : 189
- Deux-Sèvres (79) : 169
- Corrèze (19) : 144
- Creuse (23) : 49
Grand Est : 3 322 structures
Grand Est : 3 322 structures, soit 5.5 % du total national, réparties comme suit.
- Bas-Rhin (67) : 983
- Haut-Rhin (68) : 562
- Moselle (57) : 491
- Meurthe-et-Moselle (54) : 380
- Marne (51) : 299
- Vosges (88) : 199
- Aube (10) : 172
- Ardennes (08) : 104
- Haute-Marne (52) : 70
- Meuse (55) : 62
Hauts-de-France : 3 023 structures
Hauts-de-France : 3 023 structures, soit 5.0 % du total national, réparties comme suit.
- Nord (59) : 1 501
- Pas-de-Calais (62) : 562
- Oise (60) : 451
- Aisne (02) : 256
- Somme (80) : 253
Pays de la Loire : 2 176 structures
Pays de la Loire : 2 176 structures, soit 3.6 % du total national, réparties comme suit.
- Loire-Atlantique (44) : 921
- Maine-et-Loire (49) : 499
- Vendée (85) : 345
- Sarthe (72) : 232
- Mayenne (53) : 179
Bretagne : 1 839 structures
Bretagne : 1 839 structures, soit 3.1 % du total national, réparties comme suit.
- Ille-et-Vilaine (35) : 807
- Morbihan (56) : 399
- Finistère (29) : 348
- Côtes-d'Armor (22) : 285
Outre-mer : 1 802 structures
Outre-mer : 1 802 structures, soit 3.0 % du total national, réparties comme suit.
- La Réunion (974) : 732
- Guadeloupe (971) : 433
- Martinique (972) : 395
- Guyane (973) : 172
- Mayotte (976) : 70
Bourgogne-Franche-Comté : 1 582 structures
Bourgogne-Franche-Comté : 1 582 structures, soit 2.6 % du total national, réparties comme suit.
- Côte-d'Or (21) : 434
- Doubs (25) : 312
- Saône-et-Loire (71) : 264
- Yonne (89) : 168
- Jura (39) : 126
- Haute-Saône (70) : 115
- Territoire de Belfort (90) : 86
- Nièvre (58) : 77
Normandie : 1 573 structures
Normandie : 1 573 structures, soit 2.6 % du total national, réparties comme suit.
- Seine-Maritime (76) : 640
- Calvados (14) : 380
- Eure (27) : 245
- Manche (50) : 203
- Orne (61) : 105
Centre-Val de Loire : 1 361 structures
Centre-Val de Loire : 1 361 structures, soit 2.3 % du total national, réparties comme suit.
- Indre-et-Loire (37) : 388
- Loiret (45) : 375
- Eure-et-Loir (28) : 213
- Loir-et-Cher (41) : 158
- Cher (18) : 130
- Indre (36) : 97
Corse : 400 structures
Corse : 400 structures, soit 0.7 % du total national, réparties comme suit.
- Haute-Corse (2B) : 212
- Corse-du-Sud (2A) : 188
Évolution depuis le 10 septembre 2026
Entre l'extraction du 10 septembre et celle du 2 novembre 2026, le total national passe de 59 751 à 60 126 structures, soit 375 de plus (0.6 %). La hausse se concentre sur les départements déjà les plus denses : Paris gagne 79 structures, le Val-de-Marne 22, les Hauts-de-Seine 21 et les Bouches-du-Rhône 18.
Sur une période de sept semaines, ces écarts traduisent surtout le flux ordinaire des immatriculations et des radiations dans la base SIRENE. Ils ne permettent pas de conclure à une tendance de fond : il faudra plusieurs extractions mensuelles pour distinguer un mouvement durable d'une variation administrative.
- Paris (75) : 9 231 au 10 septembre, 9 310 au 2 novembre (+79)
- Val-de-Marne (94) : 1 953 au 10 septembre, 1 975 au 2 novembre (+22)
- Hauts-de-Seine (92) : 3 403 au 10 septembre, 3 424 au 2 novembre (+21)
- Bouches-du-Rhône (13) : 2 588 au 10 septembre, 2 606 au 2 novembre (+18)
- La Réunion (974) : 716 au 10 septembre, 732 au 2 novembre (+16)
Ce que ces chiffres changent pour l'équipement en IA
Dans les départements les plus denses, Paris, les Hauts-de-Seine, les Bouches-du-Rhône et le Rhône, le cabinet se bat sur les honoraires et sur le recrutement : la concurrence directe est à quelques rues, et un collaborateur formé trouve un autre poste en quelques jours. L'automatisation de la collecte, de la saisie et des relances y sert d'abord à tenir les marges et à retenir les équipes en leur retirant les tâches répétitives.
Dans les départements les moins denses, la Lozère, la Creuse, la Meuse, la Haute-Marne, le cabinet couvre un territoire étendu avec peu de collaborateurs et des clients éloignés. Les mêmes outils y répondent à un autre besoin : collecter les pièces à distance, signer sans déplacement, relancer sans y passer ses trajets. Le baromètre ne dit pas quel cabinet doit s'équiper, il dit pourquoi les motivations diffèrent d'un département à l'autre, et c'est par là qu'un diagnostic commence.
Questions fréquentes
D'où viennent ces chiffres et sont-ils officiels ?
Ils proviennent de la base SIRENE, tenue par l'Insee, consultée par l'interface ouverte de l'annuaire des entreprises, un service de l'administration. Ce sont des données publiques. Le baromètre les agrège par département et par région à la date indiquée, sans retraitement autre que le filtre sur le code NAF 69.20Z.
Un cabinet inscrit à l'Ordre et une société de tenue de comptes sont-ils comptés de la même façon ?
Oui, parce que le code NAF 69.20Z couvre l'ensemble des activités comptables. Le baromètre mesure donc le tissu des structures comptables d'un département, pas le nombre d'experts-comptables inscrits au tableau de l'Ordre, qui est une autre donnée, publiée par l'Ordre lui-même.
À quelle fréquence le baromètre est-il mis à jour ?
Chaque mois, lors de la première extraction du mois, avec la date affichée dans la page. Les variations d'un mois sur l'autre sont commentées quand elles dépassent le simple mouvement d'immatriculations et de radiations.
Puis-je réutiliser ces données dans un article ou une présentation ?
Oui. Les données sources sont publiques et le baromètre peut être cité librement, en mentionnant la source, l'annuaire des entreprises (base SIRENE), et la date d'extraction, ainsi que la page du baromètre si vous reprenez son agrégation par région.
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