Article · 6 octobre 2026
Frais de repas déductibles : barème 2026 de l'exploitant et des salariés
En bref : un exploitant individuel déduit ses frais supplémentaires de repas pour la fraction comprise entre la valeur d'un repas pris à domicile, fixée à 5,50 euros en 2026, et le plafond de 21,40 euros. La déduction maximale atteint donc 15,90 euros par repas. Les salariés relèvent, eux, du barème d'exonération de l'URSSAF.
Les montants ci-dessous proviennent du BOFiP (BOI-BNC-BASE-40-60-60) et du barème des frais professionnels de l'URSSAF pour 2026, consultés le 6 octobre 2026. Ils se vérifient chaque année, car ils sont revalorisés.
Le principe de la déduction pour l'exploitant
Un exploitant individuel imposé dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux peut déduire les frais supplémentaires de repas qu'il engage sur son lieu d'exercice, à condition que la distance avec son domicile fasse obstacle à un retour pour déjeuner. L'éloignement doit résulter de l'activité, et non d'une simple convenance personnelle.
La déduction ne porte pas sur l'intégralité de la dépense. La part qui correspond à un repas que l'exploitant aurait pris chez lui reste une dépense personnelle, non déductible. Seule la fraction supplémentaire, et raisonnable, se déduit du résultat.
Les montants 2026 pour l'exploitant
Pour 2026, la valeur du repas pris à domicile est fixée à 5,50 euros par repas : cette somme est réputée personnelle et vient en diminution de la dépense engagée. Le plafond au-delà duquel la dépense est jugée excessive s'établit à 21,40 euros par repas.
La déduction se calcule donc ainsi : dépense réelle justifiée, diminuée de 5,50 euros, dans la limite de 21,40 euros. Un repas payé 25 euros ne donne droit qu'à 15,90 euros de déduction, soit 21,40 moins 5,50, la fraction au-delà de 21,40 euros restant une dépense personnelle. Ces seuils s'appliquent à l'identique aux titulaires de bénéfices non commerciaux et de bénéfices industriels et commerciaux. Chaque repas doit être justifié par une facture ou une note.
Le barème des indemnités de repas des salariés
Pour un salarié, l'employeur peut verser des indemnités de repas exonérées de cotisations dans la limite des barèmes de l'URSSAF. Trois situations se distinguent en 2026. Le repas pris au restaurant lors d'un déplacement professionnel ouvre une limite d'exonération de 21,40 euros. Le repas pris hors des locaux de l'entreprise, sur un chantier par exemple, sans obligation de se rendre au restaurant, est retenu pour 10,40 euros.
L'indemnité de restauration sur le lieu de travail, versée au salarié contraint de prendre son repas sur place en raison de conditions particulières d'organisation, comme le travail posté ou de nuit, est exonérée dans la limite de 7,50 euros. Au-delà de ces limites, la fraction excédentaire est réintégrée dans l'assiette des cotisations, sauf justificatifs de dépenses réelles. L'employeur conserve la preuve de la situation de déplacement ou de la contrainte.
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Questions fréquentes
Quelle est la déduction maximale d'un repas pour l'exploitant en 2026 ?
La déduction maximale est de 15,90 euros par repas : le plafond de 21,40 euros diminué de la valeur du repas à domicile de 5,50 euros. Au-delà de 21,40 euros, la dépense est considérée comme personnelle.
La valeur du repas à domicile est-elle déductible ?
Non. La valeur forfaitaire du repas pris à domicile, fixée à 5,50 euros en 2026, correspond à une dépense personnelle. Elle est retranchée de la dépense engagée avant tout calcul de la fraction déductible.
Quel barème pour les indemnités de repas des salariés ?
En 2026, l'exonération URSSAF atteint 21,40 euros pour un repas au restaurant en déplacement, 10,40 euros pour un repas hors locaux sans restaurant imposé, et 7,50 euros pour une restauration sur le lieu de travail.
Faut-il conserver les justificatifs ?
Oui. L'exploitant justifie chaque repas par une facture. Pour les salariés, l'employeur conserve la preuve de la situation de déplacement ou de la contrainte de prise de repas sur place qui ouvre droit à l'exonération.
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